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ANTIGONE
 
                                                             

Jean Anouilh 

Il naît en 1910 à Bordeaux d’un père tailleur et d’une mère violoniste. A partir de 1921, il vit à Paris et se prend très tôt de passion pour l’écriture théâtrale..

Il connaît un succès triomphal en 1938 avec Le Bal des voleurs, que monte André Barsacq le futur metteur en scène d’Antigone. Jean Anouilh devient alors une figure parisienne, un auteur à la mode. Il adopte un style personnel.

Il ne cesse pas d’écrire pendant l’Occupation, et donne Eurydice en 1941. Mais dans ce climat troublé il se sent décalé, à l’écart, et refuse d’afficher une opinion tranchée. Face aux nazis et à la Résistance, il se veut au-dessus de la mêlée et refuse de suivre quelque mouvement que ce soit, ce qui lui sera abondamment reproché. En 1944, Antigone est jouée pour la première fois. Elle connaît le succès, mais avec un parfum de scandale. Dans le contexte de la fin de la guerre, la pièce est accusée .

Le mythe

Oedipe,dans la mythologie grecque,c'est le roi de Thèbes, fils de Laïos et de Jocaste, roi et reine de Thèbes.

La reine Jocaste attend un enfant. Son mari, Laïos, roi de Thèbes, s'enquiert auprès des dieux, comme il est naturel, de ce qui va venir. La réponse de l'oracle est terrible : " Il tuera son père ; il épousera sa mère". Il décide d'échapper à son destin : il attacha les deux pieds de son fils nouveau-né, qu'ils percent, et ils ordonnent qu'il soit abandonné dans la montagne, aux bêtes sauvages sur les flancs du mont Cithéron. Le bébé gémissant émeut le cœur du serviteur chargé de la besogne. Il le confie à des bergers du roi de Corinthe, qui l'amènent à leur maître Polybos, roi de Corinthe. Sa femme Périboe désespérait justement d'avoir un héritier, Polybos l'appela Œdipe (" celui qui a les pieds enflés ", en grec) et l'éleva comme son propre fils. Des années passent. Un jour, pendant une querelle, un Corinthien traite Œdipe d'enfant trouvé. Celui-ci, alarmé, part demander la vérité à Pythie de Delphes. En chemin, un vieillard monté sur un char lui commande, un peu trop impérieusement, de s'écarter de son chemin. Œdipe, qui a le sang vif, le tue. C'était bien sûr le roi Laïos, son père. Ainsi, Œdipe accomplit la prophétie sans le vouloir.

Œdipe arriva à Thèbes, qui était sous la coupe d'un monstre sanguinaire appelé le Sphinx, lion à tête de femme. La créature bloquait les routes menant à la ville, tuant et dévorant les voyageurs qui ne pouvaient résoudre l'énigme fameuse qu'elle leur proposait : " Quel est l'animal qui le matin marche sur quatre pieds, à midi sur deux et le soir sur trois ?". Œdipe répond sans hésiter que c'est l'homme, qui au matin de sa vie marche à quatre pattes, va sur ses deux jambes à l'âge adulte et s'aide d'une canne pour soutenir sa vieillesse. Le Sphinx, vexé, se suicide. Œdipe s'attira les faveurs de la ville pour avoir libéré Thèbes du Sphinx. En remerciement, les Thébains le firent roi et lui donnèrent comme épouse la veuve de Laïos, Jocaste. Pendant de nombreuses années, le couple vécut heureux, ne sachant pas qu'ils étaient en réalité mère et fils. La seconde partie de l'oracle est accomplie.

Les années passent, des enfants naissent du couple incestueux, deux garçons (Étéocle et Polynice) et deux filles, Antigone et Ismène.

Jusqu'au jour où la peste ravagea le pays. La vérité est dévoilée et Jocaste s'en suicide de désespoir, et lorsqu' Œdipe se rendit compte qu'elle était morte et que leurs enfants, Étéocle, Polynice, Antigone et Ismène, étaient maudits, il se creva les yeux,. Il part sur les routes, la main sur l'épaule d'Antigone, chercher un pardon problématique..

Les personnages

  1. Antigone : petite, maigre, noiraude Renfermée, passive, assise repliée Fille d’Oedipe, nièce du roi, fiancée d’Hémon.
  2. Créon : robuste, cheveux blancs, rides Fatigué du pouvoir (Frère de Jocaste) homme libre.
  3. Ismène : belle, blonde, heureuse, Bavarde, joyeuse, rieuse Sœur d’Antigone, destinée à Hémon.
  4. Hémon : Jeune homme Goût de la réussite, du bonheur Fiancé d’Antigone .
  5. Le messager : pâle Solitaire  Eurydice : vieille dame Tricote en silence Femme de Créon Les gardes : rougeauds Sentent l’ail, jouent aux cartes  La nourrice : a élevé les deux sœurs Le page : petit (trop) A côté du roi
 

 

 

La gloire de mon père

                                                                                

Marcel Pagnol

Marcel Pagnol est né à Aubagne (Bouches du Rhône) le 28 février 1895 ; il est mort à Paris le 18 avril 1974. Il fait ses études secondaires à Marseille.

En 1913, il entre à la Faculté des Lettres d'Aix-en-Provence et fonde la revue Fantasio. En 1915, licencié d'anglais, il est nommé professeur au Collège de Tarascon puis, en 1917, au Collège de Pamiers. En 1925, il "monte" à Paris comme répétiteur au Lycée Condorcet et commence à fréquenter les milieux littéraires.

A ses heures perdues, il s'essaye à la poésie et, se met à écrire pour le théâtre. Il abandonne l'enseignement en 1927. Ses pièces Marius (1929) et Fanny (1930) sont des succès. Pagnol se tourne dès 1930 vers le cinéma parlant.

En 1946, il est élu à l'Académie Française. 1951 est l'année de la mort de Joseph Pagnol. Marcel Pagnol publie La Gloire de mon Père (1957), Le Château de ma Mère (1959), et Le Temps des Secrets (1960).

 

Les thèmes

Les souvenirs d’enfance, l'image du père et la Provence.

Première partie des souvenirs d’enfance de Pagnol, La Gloire de mon Père nous ouvre les portes de la Provence.

Le décor des souvenirs d’enfance est là: le Garlaban, la Bastide Neuve et la découverte des premiers sommets (le Taoumé, Tête rouge, Garlaban) dévoilent la passion et l’amour de l’enfant pour ces lieux. Le regard de l’enfant nous promène et nous fait découvrir les charmes de la Provence,

Marcel Pagnol commence à rédiger ses souvenirs d’enfance, alors que son père est décédé. Marcel Pagnol se retourne sur sa vie passée, fait le chemin à l’envers vers son enfance et retrouve la présence de son père, et le rôle qu’il a pu jouer. . Le regard de l’enfant nous fait découvrir qui était Marcel Pagnol, comment était- il enfant, quelles étaient ses valeurs. Ainsi le père et son regard sur la vie, marqueront ils Marcel Pagnol enfant. La Gloire de mon père est aussi cette fameuse partie de chasse, où le père apparaît comme triomphant avec son coup du roi sur deux bartavelles.

L'histoire

La Gloire de mon père constitue une œuvre remarquable. Marcel Pagnol y raconte son enfance. On y retrouve le jeune Marcel et sa découverte des collines enchantées des environs de Marseille. La famille Pagnol avait loué pour les vacances une maison près d'un petit village. Le père de Marcel s'initie à la chasse et sera l'auteur d'un coup de fusil magistral qui lui vaudra l'admiration de tous, à commencer par celle de son fils.

Marcel Pagnol évoque dans ce récit autobiographique, la figure de ce père instituteur, être exceptionnel aux yeux de l’enfant qui était comme ébloui. Il nous raconte surtout le bonheur qu’il connut auprès de ceux qui l'entouraient. Son père, le chasseur de bartavelles, sa mère Augustine,  son oncle Jules , sa tante Rose, son frère, le petit Paul, son ami Lili, sa petite sœur... Ces êtres réels, qu' il a aimés, et qu'il a transformés en personnages.

Citation

Dans ces "Souvenirs", je ne dirai de moi ni mal ni bien ; ce n'est pas de moi que je parle, mais de l'enfant que je ne suis plus. C'est un petit personnage que j'ai connu et qui s'est fondu dans l'air du temps, à la manière des moineaux qui disparaissent sans laisser de squelettes. D'ailleurs, il n'est pas le sujet de ce livre, mais le témoin de très petits événements."

Marcel Pagnol, préface de " La Gloire de mon père ").

 

 

 

Eugénie grandet

                                                                              

Honoré Balzac

Honoré Balzac est né à Tours le 20 mai 1799.Il est le plus jeune des quatre enfants de la famille de Balzac. L’enfance de Honoré est marquée par la solitude et la tristesse. Placé dès sa naissance en nourrice , puis en pension à l’âge de quatre ans, il souffre de la froideur de sa mère. L’étude pendent six ans au collège des Oratoriens de Vendôme achève cette éducation rude et sans affection.
Passionné de la philosophie, il décide de se consacrer à la littérature. Après sa première tragédie qui était un échec, Balzac publie, sous divers pseudonymes, des romans sans la moindre valeur
littéraire, mais que lui permettent de gagner sa vie. Mais les dettes immenses de Balzac sont la raison pour la liquidation judiciaire en 1828! Dix ans plus tard il tombe amoureux d’une jeune polonaise, Eveline Hanska. Mais tous ses faillis et ses procès défendus l’obligent à vivre clandestinement et il s’installe sous un nom faux à Passy. Quand il apprend la mort du mari d’ Eveline en 1842 il fait des voyages pour toute l’Europe pour la rencontrer. Enfin, le 14 mais 1850, il épouse cette riche veuve en Ukraine. Mais ses voyages ont tellement ruiné sa santé qu’il meurt le 18 août 1850, cinq mois après le mariage, à cinquante et un ans à Paris!

L'histoire

A Saumur, Félix Grandet ( le père Grandet) s'est constitué, grâce à de nombreuses spéculations foncières, une fortune qui n'a d'égal que son avarice. Il règne en tyran sur son entourage : sa femme, sa fille unique, Eugènie, et sa servante Nanon. Il enferme tout à clé, et rationne toute la maisonnée.
Lors de ce jour de Novembre 1819, une fête est organisée pour les vingt-trois ans d'Eugènie. Y sont invités les Cruchot et les des Grassins, deux familles rivales qui espèrent marier l'un de leurs fils avec la fille du père Grandet.
Survient alors Charles Grandet, le cousin de Paris dont le charme et l'élégance ne laissent pas Eugénie indifférente. Charles est surpris de l'aspect misérable de la demeure de son oncle. Eugénie tombe amoureuse de son cousin, et peu à peu le jeune homme partage ses tendres sentiments.
Charles est porteur d'une lettre rédigée par son père et destinée à son oncle, le Père Grandet. On y apprend que ruiné, et poursuivi par ses créanciers, il s'est suicidé. Charles n'a plus un sou, mais ne le sait pas. Il est effondré de douleur d'apprendre la mort de son père. Loin de s'attendrir, le père Grandet méprise ce neveu insolvable. L'insensibilité de son père choque Eugènie.
Le jeune homme pleure jour et nuit son père et toute son infortune. Eugènie, émue, fait don à son cousin de tout son argent : des pièces de collection offertes par son père. Ce don a pour but d'aider Charles à réaliser son projet : partir aux Indes pour y faire fortune.
Charles pleure de bonheur face à la bonté d'Eugènie et lui donne en échange un nécessaire de toilette en or qui contenait le portrait de sa mère et de son père défunts.
Après de grands serments Charles et Eugènie échangent un baiser et se promettent de se marier. Puis Charles s'embarque pour les Indes afin de faire fortune et d'effacer la faillite de son père...
La vie reprend, mais le départ de Charles laisse un grand vide dans la vie d'Eugénie.
Le jour de l'an 1820, le Père Grandet demande comme chaque année, à voir tout l'or qu'il a donné à sa fille.
Quand il apprend sa disparition, il explose de colère. Malgré les menaces de son père, Eugènie refuse de livrer son secret. Le vieil avare décide alors d'enfermer Eugénie dans sa chambre. Madame Grandet, qui adore sa fille, est minée par cette décision. Elle tombe malade et s'affaiblit peu à peu. Apprenant qu'à la mort de sa mère, Eugènie, seule héritière, pourrait exiger le partage de la succession, le Père Grandet décide de se réconcilier avec sa fille.
En 1822, après deux ans d'un long martyre, Mme Grandet meurt épuisée. Grandet obtient de sa fille qu'elle renonce à l'héritage maternel. Eugènie accepte et vit à ses côtés en s'occupant de lui. Elle attend en vain des nouvelles de Charles qui ne lui écrit pas. Le père Grandet initie sa file à ses affaires, puis, en 1827, meurt à son tour, en admirant fébrilement ses écus.
La riche Eugènie reçoit enfin une lettre de Charles, dans laquelle il lui annonce qu'il a réussi un mariage d'argent. Il a en effet épousé mademoiselle d'Aubrion, qu'il n'aime guère, mais qui a des titres de noblesse. Eugènie se résigne alors à épouser le vieux président Cruchot de Bonfons. Elle ne pose que deux conditions : que ce mariage reste blanc et qu'il paie les dettes de son oncle.
A la mort de son mari, Eugènie revient dans la maison de ses parents. Malgré, sa fortune, elle y vit petitement, reprenant les habitudes de son père et consacrant sa fortune à des œuvres de charité. Solitaire, malgré son cœur généreux, elle mènera une existence monotone...

 

Les personnages

    1.   Grandet
 C'est un vieillard, avare et rapace autant qu'un être humain peut l'être; il est le père d'Eugénie. Comme tous les personnages Balzaciens, il doit sa passion à son tempérament et son hérédité, mais elle est renforcée par son milieu: la servilité intéressée de ses relations, la soumission de ses proches.

    2.   Eugénie
 Elle est une jeune fille de vingt-deux ans, «belle sans être jolie» grâce à «l'expression de son visage», elle n'a jamais goûté aux plaisirs de la vie, étant toujours enfermée dans la maison paternelle. Elle découvre en Charles son grand amour, dont son cœur noble ne pourra jamais comprendre la trahison. À la fin de sa vie, elle «marche au ciel, accompagnée d'un cortège de bienfaits».
    3.   Charles
 C'est un jeune homme de vingt et un ans, neveu de l'avare. Avant d'arriver à Saumur, son éducation futile et sa vie dissipée de Paris ont déjà commencés à émousser ses velléités de bons sentiments. Sa ruine brutale provoque chez lui un désir de revanche contre la rigueur du destin et une grande volonté de puissance

 


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La dernière mise à jour de ce site date du04/09/06